jeudi 14 octobre 2010

La balance des blancs, une notion bien pratique en automne

Un billet qui devrait vous intéresser à l’approche de l’heure d’hivers et des photos prises sous divers éclairages .

N’avez-vous jamais été confronté(e) au problème suivant : faire une photo et obtenir une image trop jaune ou au contraire trop bleutée ? Un problème que chaque photographe en herbe expérimente au début de sa passion…tout ça à cause de la balance des blancs.

Mais qu’est-ce donc ? Nos yeux associés à notre cerveau sont certainement les meilleurs appareils photo. L’image reçue est traitée de telle manière qu’une tasse à café blanche nous paraîtra blanche à la lumière de jour ou sous notre lampe de bureau.

L’appareil photo n’est pas capable de faire cette correction automatique, ou du moins, pas toujours…

Pour bien comprendre ce phénomène, il faut comprendre la notion de "température de couleur" d'une source de lumière.

La température de la couleur :
Les objets qu'on chauffe à très haute température émettent d'abord des rayons infrarouges, puis une lumière visible rouge, puis progressivement orangée, jaune, blanche et enfin bleutée (plus on chauffe).

Les températures correspondantes aux teintes obtenues offrent une échelle pratique pour évaluer la coloration d'une source lumineuse, mesurée donc en Kelvin (qui est une unité de mesure de la température).

Les températures des sources de lumière courantes sont connues :

1000 - 2000 K : bougies
2500 - 3500 K : lumières tungstène

3000 - 4000 K : lever et coucher de soleil par temps clair

4000 - 5000 K : lampes néon
5000K : Ciel bleu additionné des rayons du soleil
6500 - 8000 K : lumière du jour par temps nuageux

En pratique, l’appareil photo s’en sort normalement pas trop mal en mode automatique (il fait lui-même la balance des blancs). Cependant, les lumières artificielles ou certaines conditions peuvent demander des ajustements de la balance des blancs.

3 photos prises à la lumière du jour, sur trépied, à 5 sec d'intervalle, en passant par plusieurs balances des blancs préprogrammées sur mon appareil. Une nette différence n'est-ce pas?

La plupart des appareils photo numériques proposent un choix de balances des blancs prédéfinies, qui correspondent aux conditions classiques (différents pictogrammes selon la marque avec en général : flash, journée nuageuse, bougie, néon). Il faut donc parfois jouer sur ces paramètres pour obtenir une photo qui nous convienne !

Faite le test suivant : Prendre un bâtiment bien éclairé (de préférence sur trépied) en testant les différentes balances des blancs. Certains rendus seront plus chauds et proches de la réalité, alors que certains réglages vous donneront des photos très froides…

J’entends aussi souvent au sujet de la balance des blancs : de toute façon, ce n’est pas grave, je peux toujours retoucher ma photo sur mon software lambda…pas faux, mais il y a quand même quelques précautions à prendre pour ne pas faire n’importe quoi.

Il est vrai que l’on peut corriger par la suite une photo qui serait légèrement trop jaune ou bleutée. Mais si la couleur est trop dominante, toutes les couleurs vont être affectées, ce qui dans certains cas n’est pas vraiment souhaitable.

L'exemple est un peu fort je vous l'accorde (la photo de base est vraiment très bleue, cf plus haut) mais mon software n'arrive pas non plus à faire des miracles. Alors qu'avec le RAW, un coup de pipette sur une partie blanche et hop, toutes les couleurs sont correctes!

La meilleure solution pour ne plus se soucier de la balance des blancs ? Le format RAW, une fois de plus.

Le RAW n’applique pas de traitement de couleur, le fichier reste donc complétement modifiable. Il suffit pour ce faire d'ajuster la température jusqu'à ce que les couleurs paraissent réalistes, ou bien de choisir un objet blanc présent sur la photo.

Mais il ne faut pas non plus oublier qu’on peut aussi jouer avec la balance des blancs pour donner un rendu différent de la réalité ! Alors, à vous de jouer maintenant !

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